Nous avons eu la joie de vous accueillir pour une soirée dédiée à :
Transition écologique, économie réelle et vocation humaine : est-il encore possible d’entreprendre pour le bien commun ?
Au croisement de l’actualité géopolitique, des transformations économiques et de la quête de sens qui anime nos entrepreneurs ; avec Alain Grandjean, Pierre‑Etienne Franc et le Père Dominique Degoul, la soirée animée par Fitzgerald Berthon a permis d’explorer comment conjuguer performance, responsabilité et bien commun.
Ce qu’il faut retenir
La soirée rappelait l’importance :
de poser le réel, en prenant en compte les contraintes physiques et énergétiques ;
de transformer les modèles économiques sans compromettre la capacité d’agir ;
de recentrer l’action entrepreneuriale sur la vocation du dirigeant et la recherche du bien commun.
Les intervenants ont souligné la nécessité d’articuler performance, responsabilité et transition écologique, tout en rappelant que les transformations économiques s’accompagnent d’une indispensable transformation intérieure
Trois projets de l’incubateur se sont présentés :
Mira Énergie (Justine Aliyath DJIMAN) — Un outil simple qui transforme les données énergétiques des TPE en actions concrètes.
Koaloo-fi.com (Malika Matur Lhéritier) — Une solution IA + data + finance pour rendre la transition environnementale rentable immédiatement.
Selle Jallot (Stanislas Jallot) — La première selle biplace adaptable sur 99% des vélos, déjà soutenue par une campagne
Ulule: https://fr.ulule.com/sellejallot/.
“La transformation économique ne se fera pas sans une transformation intérieure.”
Un retour plus détaillé des échanges :
- Le diagnostic climatique est solide : la hausse des GES due aux énergies fossiles dégrade rapidement les conditions d’habitabilité. L’enjeu 2050–2100 dépend directement de nos émissions actuelles.
- Tendance de fond positive mais trop lente : déploiement accéléré des renouvelables, inflexion de l’intensité carbone, judiciarisation croissante du climat (≈3 500 contentieux), mais temporalités financières encore courtes face au “temps long” de la transition.
- Règles du jeu et stabilité comptent : des projets “investissables” émergent lorsque normes, prix et mécanismes d’ajustement rendent le bas‑carbone compétitif (ex. acier vert en Suède, financements structurants).
- Hydrogène : utile là où l’électrique ne suffit pas (industrie lourde, hautes températures de procédé, fret maritime/aérien, certaines mobilités intensives). Vecteur clé si produit propre, notamment pour transporter l’énergie de zones à fort potentiel renouvelable.
- Mesurer autrement la prospérité : le PIB n’est pas un indicateur de bien‑être ; il faut intégrer contraintes physiques, capitaux naturels, contributions invisibles et corriger prix relatifs / régulations pour refléter la réalité écologique et sociale.
- Vocation & espérance : retrouver l’“esprit de l’artisan”, servir le client et le bien commun, chercher des imaginaires désirables de sobriété, et affermir un leadership calme, courageux et ancré (ne pas gouverner par la peur).
Vous pourrez retrouver prochainement la vidéo de cette table ronde sur la chaine youtube de l’incubateur.
L’Incubateur Saint Joseph remercie l’ensemble des intervenants, des participants et des porteurs de projets pour la qualité des échanges et leur contribution à cette réflexion essentielle sur les transformations en cours. Cette soirée a permis de porter cette réflexion : la transition énergétique, économique et humaine ne pourra avancer que collectivement, avec exigence et lucidité,
L’équipe de l’incubateur Saint Joseph
